L’Éthiopie survivra-t-elle en 2025 ?

L’unité de l’Éthiopie pourrait être mise à mal à court terme si les deux principales forces politiques du pays ne trouvent pas un moyen de s’entendre. Druvo/shutterstock

Dans l’esprit du grand public, l’Éthiopie demeure associée aux images des dramatiques famines du milieu des années 1980, qui avaient suscité une grande émotion et une large mobilisation des organisations caritatives internationales. Ces funestes années sont maintenant bien lointaines. Si l’Éthiopie reste classée par la Banque mondiale parmi les pays les moins avancés (PMA), avec un revenu per capita de 2 300 dollars par an (au 174e rang mondial sur 190), elle symbolise néanmoins le dynamisme économique de l’Afrique, comme le résume le slogan de la compagnie aérienne nationale Ethiopian Airlines, « The new spirit of Africa ».

Depuis quinze ans, le taux de croissance annuel n’a jamais été en deçà de 7 %, et le revenu par habitant a été multiplié par trois. Mais cette réussite incontestable – et saluée par les institutions financières internationales – demeure extrêmement fragile, et le prochain scrutin législatif, prévu initialement cet été mais ajourné sine die à cause de l’épidémie de coronavirus, risque d’exacerber les tensions ethniques et économiques déjà perceptibles dans le pays. Pour paraphraser Andreï Amalrik, l’Éthiopie survivra-t-elle en 2025 ?

Une transition institutionnelle imparfaite

Si l’Éthiopie cultive fièrement son image de premier pays d’Afrique converti au christianisme (dès le IVe siècle) et de plus ancienne civilisation du continent, ses frontières sont récentes puisque les terres méridionales (qui correspondent principalement aux provinces actuelles de l’Oromya et de la Somalie) n’ont été conquises qu’à la fin du XIXe siècle sous le règne de Ménélik II. Les populations, en majorité de confession musulmane, furent réduites au servage. Leur ressentiment fut à l’origine de la fondation de mouvements insurrectionnels, violemment réprimés tant sous l’empereur Hailé Sélassié (1941-1974) que lors de la dictature militaire, la sinistre période de la « Terreur rouge » sous la férule d’Hailé Mengistu (1977-1991).

En mai 1991, Mengistu fut contraint de quitter le pouvoir, après plusieurs revers militaires subis face à deux guérillas séparatistes, le Front populaire de libération du Tigré (FPLT) et le Front populaire de libération de l’Érythrée (FPLE).

Le FPLT, dirigé par Meles Zenawi, prit le pouvoir à Addis-Abeba. Dans un souci de rassemblement national, il s’élargit à toutes les nations du pays pour former le Front démocratique révolutionnaire du peuple éthiopien (FDRPE). Mais au sein de cette coalition électorale, le FPLT restait le primus inter pares. Après le décès de Meles Zenawi (2012), la minorité tigréenne (qui représente 6 % de la population), très présente dans l’appareil de sécurité, a vu son rôle s’amoindrir, alors que les mouvements de contestation s’amplifiaient contre un régime de plus en plus autoritaire. Le FDRPE n’a pu se maintenir au pouvoir que grâce à des fraudes massives lors des différents scrutins législatifs (il détient la totalité des sièges dans l’actuel Parlement).

Vers l’implosion ?

Le prochain scrutin législatif, le 6e, depuis l’adoption de la nouvelle Constitution en 1994, est celui dont le résultat reste le plus incertain. En novembre 2019, l’actuel premier ministre Abiy Ahmed, conscient du discrédit du FDRPE, a décidé de le dissoudre pour fonder une nouvelle formation, le Parti de la prospérité, qui se veut plus représentatif de toutes les minorités du pays (en associant huit formations électorales) et surtout plus démocratique. Mais le Front populaire de libération du Tigré a refusé de rejoindre cette alliance, qui consacrait l’effacement de la minorité tigréenne sur la scène politique.

Les régions de l’Éthiopie.
geocurrents.info

Ces élections risquent de raviver les tensions ethniques latentes. Des revendications identitaires dont l’expression fut mise sous le boisseau pendant plusieurs décennies resurgissent aujourd’hui. La population de l’Éthiopie est constituée de près d’une centaine de peuples dont les principaux sont les Oromos (près de 40 %, en majorité musulmane), les Amharas (27 %, chrétiens) et les Tigréens (6 %, chrétiens également). Les Tigréens se perçoivent comme les fondateurs de l’Éthiopie, mais ils furent marginalisés à partir du XIXe siècle à cause de l’annexion d’une partie du Tigré par l’Italie (en 1889) et de l’influence exercée par la noblesse amhara auprès de l’empereur Ménélik II (1889-1913).

Abiy Ahmed est de père oromo et de mère amhara ; mais étant de religion chrétienne, il reste assimilé à l’élite du nord qui dirige le pays depuis 1991, d’autant qu’il a précédemment été à la tête une agence de renseignement militaire. Il a face à lui un redoutable adversaire en la personne du journaliste Jawar Mohammed, d’origine oromo, qui prétend canaliser la contestation populaire en se présentant comme le premier opposant au régime en place.

Né en Éthiopie en 1986, Jawar Mohammed s’est installé aux États-Unis après ses études pour fonder le groupe de presse Oromia Media Network. Il n’a cessé pendant une dizaine d’années de dénoncer les violations des libertés publiques commises par le gouvernement éthiopien et fut l’un des organisateurs des manifestations qui provoquèrent la démission du premier ministre Hailé Mariam Desalegn (2012-2018). Ses détracteurs dénoncent ses discours séditieux (puisqu’il menace de soutenir la sécession de l’Oromiya) comme ses appels à la violence en s’appuyant sur un mouvement de jeunesse, les Qeerros.

En outre, à la ligne de fracture traditionnelle entre les populations amharas et tigréennes de confession chrétienne du nord et celles islamisées du sud (vivant dans les provinces de l’Oromya, l’Harar et la Somalie) s’ajoute désormais un troisième clivage, économique.

Les clivages économiques

Si l’Éthiopie se classe toujours parmi les pays les plus corrompus au monde, et dont l’indice de développement humain demeure très faible (173e rang mondial), il convient néanmoins de relever les progrès manifestes obtenus depuis 20 ans.

L’Éthiopie est désormais le 5e producteur mondial de café, le 4e exportateur de fleurs et développe une base industrielle, avec la présence d’entreprises étrangères comme les constructeurs automobiles Lifan ou Peugeot (qui vient d’ouvrir une usine d’assemblage à Wukro, dans la région du Tigré).

Addis-Abeb, capitale d’un pays en profonde transformation.
François Lafargue, Author provided

En quinze ans, une dynamique industrie de la confection et de l’habillement s’est bâti une solide réputation grâce aux coûts de main-d’œuvre très faibles qu’offre le pays (à titre d’exemple, le coût mensuel d’un ouvrier s’établit autour de 40 dollars) et à la disponibilité d’un vaste cheptel, qui permet de disposer de matières premières comme les peaux d’animaux. Mais ce développement économique a surtout profité aux régions du sud, où les musulmans sont majoritaires (comme dans les provinces de l’Oromya, de Somalie et de l’Harar). Ces régions bénéficient de la proximité avec les ports de Djibouti et de Berbera au Somaliland et sont desservies par la ligne ferroviaire reliant Djibouti à Addis-Abeba.

Trois scénarios envisageables

Trois hypothèses se dessinent aujourd’hui :

  • La victoire du Parti de la prospérité risque d’accentuer le ressentiment de la minorité oromo et de provoquer de graves troubles politiques comme ceux qui déchirèrent le pays à la fin de l’année 2019. L’instauration de l’état d’urgence (comme ce fut le cas après les manifestations qui suivirent le scrutin contesté de 2015) entraînera un funeste engrenage de manifestations/répressions qui peut in fine aboutir à une guerre civile.

  • Abiy Ahmed forme un gouvernement d’union nationale pour tenter de satisfaire toutes les minorités du pays, mais cet équilibre entre les différentes communautés sera très complexe à tenir.

  • La victoire de l’opposition sera interprétée comme celle de la minorité oromo, une forme de « revanche de l’Histoire », et risque de ne pas être acceptée, par des peuples comme les Tigréens, qui préfèreront peut-être l’indépendance plutôt que la soumission à leurs anciens vassaux.

En attribuant le prix Nobel de la paix à Abiy Ahmed à l’automne 2019, le Comité Nobel norvégien récompensait les efforts menés par ce pays, notamment afin d’apaiser les tensions avec l’Érythrée. Cette distinction a surpris les observateurs de la région, qui dénoncent régulièrement les abus de ce régime autoritaire et les faibles efforts engagés pour une concorde nationale. Car comme le soulignait Alain Gascon voici déjà trente ans, l’Éthiopie risque de devenir les Balkans de l’Afrique…

The Conversation

François Lafargue ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d’une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n’a déclaré aucune autre affiliation que son poste universitaire.


Go to Source
Author: François Lafargue, Professeur de géopolitique et d’économie asiatique, PSB Paris School of Business – UGEI

Soixante ans après l’indépendance du Congo : décoloniser la lecture de l’histoire

Le contexte international n’aurait pas pu être plus propice pour célébrer le 60e anniversaire de l’indépendance de la République démocratique du Congo vis-à-vis de la Belgique, obtenue le 30 juin 1960. Alors que les violences policières contre les Noirs aux États-Unis provoquent des vagues d’indignation dans le monde entier, les mouvements anticoloniaux et antiracistes en Europe remettent au centre du débat public certaines des blessures ouvertes du passé colonial.

En Angleterre, des foules déboulonnent des monuments érigés en l’honneur de négriers d’antan ; en France, une réflexion s’engage sur la dénomination des rues portant des noms d’esclavagistes ; en Belgique, les statues du roi Léopold II sont vandalisées et certaines sont retirées.

Soixante ans après la fin officielle de la colonisation, plus que jamais, les populations des anciennes puissances colonisatrices demandent que l’histoire coloniale soit réécrite et qu’un véritable débat sur les héritages et les mémoires coloniaux soit engagé. Les associations qui militent pour le maintien de la mémoire coloniale et qui agissent contre le racisme affirment que les « anciennes puissances » ont encore un long chemin à parcourir pour décoloniser les imaginaires collectifs, l’espace public, les programmes scolaires, la coopération en matière de développement, etc. La décolonisation de l’esprit des gens est peut-être le plus grand défi de tous.

Une lecture non eurocentrée de l’histoire est possible

En République démocratique du Congo, les gens n’ont pas attendu le 30 juin pour établir un lien entre leurs conditions de vie et la commémoration de l’indépendance.

Le procès très médiatisé de Vitale Kamerhe, ancien chef de cabinet du président de la République Félix Tshisekedi, a représenté une plate-forme idéale pour établir un diagnostic détaillé de l’état actuel des choses. À l’issue de ce procès qui s’est achevé la semaine dernière, Vitale Kamerhe a été condamné à vingt ans de travaux forcés pour « détournement de fonds » de 50 millions de dollars US.

Ce verdict a non seulement écarté l’un des principaux acteurs politiques de la scène, mais il a également lancé un message important aux élites politiques tenues pour responsables de l’accaparement des ressources publiques à des fins privées. On peut facilement établir un parallèle avec l’histoire du patrimonialisme, du pillage des ressources publiques et des conflits armés dont la RDC est considérée comme un exemple majeur par de nombreux observateurs extérieurs. Les discussions déclenchées par le soixantième anniversaire de l’indépendance, une fois de plus, n’échapperont pas au récit existant selon lequel aucun effort ou presque n’a été fait en soixante ans pour améliorer le bien-être de la population congolaise. Au sein même du pays, de nombreuses voix estiment que le Congo, pendant toutes ces années, aurait pu faire beaucoup mieux.

Il reste que, aussi mauvaises que soient les conditions de vie actuelles dans le pays, cette lecture de l’histoire se heurte à des critiques croissantes de la part des penseurs africains qui la considèrent comme une vision eurocentrée de la relation entre la décolonisation, le temps et le progrès. Peut-être cet anniversaire devrait-il être l’occasion de proposer une lecture plus nuancée et moins centrée sur l’Occident. Peut-être devrions-nous donner une place à une perspective plus afro-critique de la période postcoloniale et examiner les processus, les significations et les luttes endogènes qui ont tenté d’écrire la propre histoire du Congo. Peut-être devrions-nous prendre une telle perspective comme point de départ pour dresser le bilan de soixante ans d’indépendance, et pour examiner les complexités d’une période postcoloniale qui représente les luttes sociales auxquelles les Congolais ont toujours dû faire face. Cela nous aiderait beaucoup à comprendre comment les traces du passé historique et le présent décolonisé sont liés aux aspirations à une véritable émancipation dans le futur.

« Indépendance Cha-Cha » et temporalité en « postcolonie »

Il y a exactement 60 ans, l’artiste congolais Grand Kallé se trouvait avec son groupe l’African Jazz à Bruxelles où allait avoir lieu la « Table ronde » sur l’indépendance du Congo. C’est là que naitra sa chanson emblématique « Indépendance cha-cha » qui narre et loue la victoire de l’indépendance grâce à l’union de la plupart des partis politiques congolais de l’époque et de leurs leaders charismatiques. La chanson sera reprise ensuite partout en Afrique comme porteuse du vent de liberté et d’espoir :

« Nous avons obtenu l’indépendance
Nous voici enfin libres
À la Table ronde nous avons gagné
Vive l’indépendance que nous avons gagnée »

C’est cette même chanson que Tshiani Baloji, un artiste belge d’origine congolaise, reprend cinquante années plus tard dans une réinterprétation hip-hop intitulée « Le Jour d’après/Siku Ya Baadaye ». L’artiste évalue les promesses de l’indépendance et critique les erreurs de jeunesse des élites congolaises. Pour lui, cette évaluation passe par trois questions importantes qui montrent que le présent postcolonial constitue en réalité un entrelacement des temps passés, présents et futurs. À ses yeux, tout bilan de la période postcoloniale exige :

  • de considérer la souveraineté obtenue lors de l’indépendance comme un « armistice » qui a prolongé la dépendance, et par conséquent la poursuite des luttes (contre la dette, le pillage des ressources et le néocolonialisme plus généralement) ;

  • de prendre en compte à la fois les erreurs de jeunesse et les choix politiques que les Congolais et leurs élites continuent d’opérer et

  • de considérer sérieusement les aspirations progressistes des Congolais contenues dans « la révolution au bout du vote » ou encore dans « la force du nombre comme antidote » du mal dont ils sont conscients.

Tshiani Baloji chante :

« Entre indépendance et armistice
Mais pour que nos démocraties progressent
Faut qu’elles apprennent de leurs erreurs de jeunesse
Mon pays est un continent émergent
Bâti en moins de cinquante ans »

Cette idée que l’évaluation de 60 années d’indépendance devrait se fonder sur une vision complexe du temps et de ce qu’il peut apporter revient davantage chez un autre artiste congolais, Sammy Baloji, cousin de Tshiani Baloji. Dans son exposition photographique « Congo, fragments d’une histoire » à Cherbourg, l’artiste explore l’histoire du Congo à partir des archives photographiques de l’époque précoloniale et coloniale qu’il associe à des vues actuelles de sites abandonnés de l’Union minière du Haut-Katanga.

Tout d’abord, Sammy Baloji introduit l’exposition avec une longue lettre que le roi du Kongo, Alfonso Iᵉʳ, adresse au roi du Portugal Manuel Iᵉʳ en 1514. Cette lettre évoque les relations diplomatiques et commerciales entre les deux pays. L’objectif de l’artiste est de questionner un grand biais, celui qui consiste à penser l’histoire du Congo à partir de la colonisation, en ignorant toujours la manière dont ce temps ancien a été mêlé à la colonisation et à l’époque contemporaine.

Ensuite, Sammy Baloji expose des photographies de l’époque coloniale auxquelles il superpose des images d’aujourd’hui. Il montre comment, dès leur création, des villes congolaises comportaient déjà un « principe de ségrégation » voulu par la colonisation. Il montre aussi comment ces principes se reconfigurent dans le temps et l’espace, mais toujours en partant du même principe, tantôt assumé, tantôt modifié ou alors subverti. Pour l’artiste, parler du Congo aujourd’hui, c’est pouvoir parler de toute cette trajectoire, des luttes, des succès et des échecs qui se situent dans cet entrelacement des temps.

Décoloniser le rapport au temps dans les bilans

Cette lecture alternative du passé et du présent devrait, selon nous, mettre en valeur un certain nombre de principes clés.

Premièrement, nous devons nous éloigner du parti pris épistémologique qui prend, comme l’illustre de façon convaincante Sammy Baloji dans ses photographies, la colonisation ou l’indépendance comme point de départ de toute évaluation historique. Une telle approche est coloniale par définition, car elle tend à donner à l’Occident une place centrale dans l’historicisation de l’Afrique. D’autres temporalités, qui ne font pas partie de ces deux moments historiques, risquent de passer inaperçues alors qu’elles sont un élément crucial de ces dynamiques qui font du Congo ce qu’il est aujourd’hui.

Deuxièmement, nous devons prendre en compte les utopies locales, les processus endogènes de signification et les luttes continues qui informent l’histoire. Les considérations téléologiques – études des causes finales et de la finalité – dominantes, qui mesurent le progrès en termes de périodes spécifiques, tendent à considérer le modèle occidental comme une référence universelle et sont donc ahistoriques et très problématiques parce qu’elles sont, là encore, colonisatrices de la lecture de l’histoire.

Troisièmement, la critique anticoloniale exprimée par les artistes mentionnés ci-dessus confirme que l’avenir des Congolais ne doit être envisagé non pas du point de vue des experts (extérieurs), mais de celui de la base. En plus, il faut garder à l’esprit sa complexité. Dans ses tableaux, Sammy Baloji veut s’éloigner d’une vision eurocentrique qui considère l’absence d’échec comme un critère de succès. Pour lui, le succès est lié à la façon dont les gens se réapproprient les ruines du passé, les habitent et, au-delà, se projettent dans l’avenir.

Enfin, toute tentative de faire le bilan des soixante ans d’indépendance du Congo devrait non seulement s’éloigner de cette vision eurocentrique, mais aussi des perspectives afro-pessimiste comme afro-optimiste. Parler du Congo de manière décoloniale, c’est en effet se démarquer du discours afro-pessimiste qui essentialise, souvent avec condescendance, les défis des Africains tout en les éloignant de leurs propres réalités sociohistoriques et politiques.

C’est aussi se démarquer du discours afro-optimiste qui refuse de voir ce qui ne marche pas, et donc infantilise les Africains. Ce qu’il faut, c’est admettre que l’histoire est complexe et qu’elle est influencée par des facteurs structurels et conjoncturels qui expliquent respectivement les continuités et les ruptures. C’est à la croisée de ces continuités et ruptures que se situe le présent, et que l’on trouve les réalisations qui comportent des indicateurs de changement.

L’histoire du Congo nous apprend que de telles réalisations existent et qu’elles produisent des changements. L’une de ces réalisations est la prise de conscience politique croissante de la population résultant de luttes sociopolitiques successives et diverses. Ces luttes ont, par exemple, généré un respect de la Constitution avant les élections présidentielles et parlementaires de 2018 et une reconnaissance de l’alternance politique comme élément de base d’un système politique stable. Parmi les autres réalisations, on peut citer la prise d’armes par certaines rébellions ou par des groupes d’autodéfense comme expression d’un besoin d’intégration communautaire, ou les différents accords locaux, nationaux et régionaux comme signe d’une autonomisation progressive.

Ce sont ce genre de réalisations qui devraient occuper une place centrale dans notre évaluation de l’histoire du Congo et sur lesquelles l’avenir du Congo sera construit tant par les Congolais que par leurs partenaires décolonisés.

The Conversation

Les auteurs ne travaillent pas, ne conseillent pas, ne possèdent pas de parts, ne reçoivent pas de fonds d’une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n’ont déclaré aucune autre affiliation que leur poste universitaire.


Go to Source
Author: Aymar Nyenyezi Bisoka, Post-doctoral researcher, Université catholique de Louvain

Des plongeurs de la gendarmerie du Var sortent 56 pneus de l’eau

Une opération de ramassage de déchets en mer a été effectuée par la brigade nautique des Issambres. Les fonds marins recèlent d’ordures en tous genres, dont des pneus. Ils ont pu être sortis de l’eau grâce aux plongeurs.

Les gendarmes de la brigade nautique des Issambres ont évacué des fonds marins pas moins de 56 pneus, lors d’une opération spéciale. France Bleu rapporte que ces pneus avaient été découverts à l’occasion de plongées.

Ces pneus, une fois sortis de l’eau, ont été enlevés. Les services municipaux de Roquebrune-sur-Argens et la capitainerie du port Ferréol ont également participé à cette évacuation. C’est ce que précise la Gendarmerie du Var dans un tweet daté du 29 juin.

Une enquête a été ouverte.

Le saviez-vous ?

Epoch Times est un média indépendant, différent des autres organisations médiatiques. Nous ne sommes influencés par aucun gouvernement, entreprise ou parti politique. Notre objectif est d’apporter à nos lecteurs des informations factuelles et précises, en étant responsables envers notre lectorat. Nous n’avons d’autre intention que celle d’informer nos lecteurs et de les laisser se faire leur propre opinion, en utilisant comme ligne directrice les principes de vérité et de tradition.

Cet article Des plongeurs de la gendarmerie du Var sortent 56 pneus de l’eau est apparu en premier sur Epoch Times.


Go to Source
Author: Emmanuelle Bourdy

La propriétaire d’un magasin de Nashville, âgée de 88 ans, tire sur un présumé voleur à l’étalage: «J’en ai marre»

Une propriétaire de magasin d’alcool de 88 ans a été arrêtée après avoir tiré sur un présumé voleur à l’étalage à Nashville, Tennessee, expliquant qu’elle en avait « assez » que son magasin soit cambriolé.

May Boyce a déclaré à la police qu’elle avait pris le revolver Smith & Wesson de calibre 38 de sa défunte mère et avait tiré sur un suspect qui tentait de voler de l’alcool au début du mois, selon une déclaration sous serment de la police obtenue par l’entreprise américaine de presse McClatchy.

« J’ai fait ce que j’avais à faire, et j’espère que la nouvelle se répandra que j’en ai marre et que je ne l’accepte plus », a-t-elle déclaré au New York Post ce mois-ci. « Il faut savoir se défendre parfois. »

May Boyce a finalement été accusée de voies de fait graves.

« J’ai fait ce que j’avais à faire », a ajouté May, qui a été libérée sous caution de 10 000 $ (8 900 €). « Après avoir été prise pour une idiote par des gens qui vous volent pendant des années, vous en avez assez. Et ne me mettez pas dans la catégorie des petites vieilles dames. Je sais comment prendre soin de moi. »

Elle a dit au journal qu’elle avait été volée plusieurs fois au cours des dernières années.

Lors de l’incident, un suspect identifié comme étant Ramon Fisher a tenté de voler plusieurs bouteilles de whisky Crown Royal.

May Boyce a déclaré qu’elle ne visait pas le présumé voleur, mais qu’elle lui a tiré dans le dos, selon le rapport.

« Je n’ai jamais tiré avec une arme à feu avant », a déclaré Mme Boyce, « mais je suppose que c’est quelque chose qui vient naturellement. »

Elle a ajouté que « j’ai visé le sol pour l’effrayer. »

May Boyce a ajouté au New Yok Post qu’elle s’était rendue volontairement au poste de police.

« Je suis descendue, je me suis fait prendre en photo, je suis sortie sous caution et je suis revenue directement au magasin », a-t-elle dit. « J’ai demandé à des gens de m’aider, mais il nous a fallu jusqu’à une heure du matin pour nettoyer tout le vin qui s’était renversé partout. »

Un ami de May Boyce, Carson Burch, a écrit sur Facebook que la femme âgée porte une attelle de poignet depuis qu’elle a été blessée lors d’un vol il y a plusieurs mois.

« C’est une gentille vieille dame qui s’occupe de ses affaires. Elle ouvre ce magasin d’alcool tous les jours et le ferme tous les soirs », a écrit Carson Burch. « Maintenant, elle est accusée d’un crime pour s’être défendue ? Soyez indulgent. »

Selon la déclaration sous serment, les fonctionnaires ont déclaré avoir rendu visite à Ramon Fisher à l’hôpital Vanderbilt, disant qu’il était sous l’emprise de la cocaïne et de l’alcool quand il a essayé de voler dans le magasin de May Boyce. Le lendemain, Ramon Fisher a déclaré que lui et son ami avaient eu l’intention de payer pour l’alcool et qu’ils n’étaient pas en train de voler.

Le saviez-vous ?

Epoch Times est un média indépendant, différent des autres organisations médiatiques. Nous ne sommes influencés par aucun gouvernement, entreprise ou parti politique. Notre objectif est d’apporter à nos lecteurs des informations factuelles et précises, en étant responsables envers notre lectorat. Nous n’avons d’autre intention que celle d’informer nos lecteurs et de les laisser se faire leur propre opinion, en utilisant comme ligne directrice les principes de vérité et de tradition.

Cet article La propriétaire d’un magasin de Nashville, âgée de 88 ans, tire sur un présumé voleur à l’étalage: «J’en ai marre» est apparu en premier sur Epoch Times.


Go to Source
Author: Jack Phillips

Un couple de Saint-Louis brandit des armes à feu alors que des manifestants sont entrés dans un quartier fermé

Un couple de Saint-Louis est sorti de leur manoir dimanche et ont brandi des armes à feu après qu’un groupe de manifestants a franchi un portail pour entrer dans un quartier privé.

La vidéo montre un groupe, qui proteste contre le maire de la ville, en train d’entrer dans une zone clairement marquée « Private Street ».

Le maire Lyda Krewson vit dans le même quartier.

Alors que le groupe se déplaçait vers leur maison, le couple, identifié comme Mark et Patricia McCloskey, sont apparu sur leur porche arrière et ont dit aux activistes de passer à autre chose.

Peu après, le couple s’est déplacé vers une zone proche de leur porte d’entrée et a continué à exhorter le groupe à ne pas s’arrêter près de leur demeure.

On peut entendre les militants crier « mangeons les riches » et « pourquoi nous menacez-vous ? » Certains ont menacé d’entrer dans la maison.

Après avoir crié sur le couple pendant au moins 10 minutes, le groupe a continué jusqu’à la maison de Lydia Krewson. La vidéo ne montre aucun des manifestants qui ont tenté de se diriger vers la maison du couple.

Une porte-parole du département de la police métropolitaine de Saint-Louis a déclaré à Epoch Times que les policiers ont répondu à un appel au 911 sur place vers 19 h 20.

« Les victimes ont déclaré qu’elles se trouvaient sur leur propriété lorsqu’elles ont entendu une forte agitation venant de la rue. Lorsque les victimes sont allées voir ce qui se passait, elles ont vu un grand groupe de personnes briser avec force un portail en fer marqué par des panneaux ‘Défense d’entrer’ et ‘Rue privée’ », selon un résumé de l’incident par la police.

« Une fois la grille franchie, les victimes ont informé le groupe qu’il se trouvait dans une rue privée, que c’était une violation de propriété et lui ont dit de partir. Le groupe a commencé à crier des obscénités et à menacer les deux victimes de leur faire du mal. Lorsque les victimes ont observé que plusieurs sujets étaient armés, elles se sont alors armées et ont contacté la police. L’enquête est en cours. »

Une enquête sur ce qui s’est passé est en cours.

Dans une déclaration envoyée aux médias, les McCloskeys ont déclaré avoir « agi légalement » en restant sur leur propriété, qui se trouve sur ce qu’ils ont décrit comme une voie privée clôturée à Saint-Louis.

« Leurs actions ont été motivées uniquement par la peur et l’appréhension, sans lien aucun avec la race. En fait, les agitateurs responsables de cette appréhension étaient blancs », selon la déclaration.

Le procureur Kimberly Gardner a déclaré dans une déclaration également publiée lundi qu’elle était « alarmée » par ce qui s’est passé, « car des manifestants pacifiques ont été accueillis par des armes à feu et une violente agression ».

« Nous devons protéger le droit de manifester pacifiquement, et toute tentative de l’étouffer par l’intimidation ou la menace de mort ne sera pas tolérée », a-t-elle déclaré. « Mon bureau travaille actuellement avec le public et la police pour enquêter sur ces événements. »

John Ammann, professeur de justice à la faculté de droit de l’université de Saint-Louis, a déclaré à Epoch Times que le couple n’aurait pas dû pointer d’armes sur le groupe.

« Dans le Missouri, on peut porter les armes librement, alors peut-être qu’il n’y avait pas de mal à les avoir à portée de main. Mais ils n’auraient pas dû les viser », a-t-il déclaré dans un courriel.

« Et peut-être que quelqu’un du quartier était dans la manifestation et a donné aux manifestants la permission d’être dans la rue », a-t-il ajouté.

Les photos des McCloskey, qui sont tous deux avocats, montrent des portes en fer endommagées à une entrée du quartier privé.

De nombreuses manifestations ont dégénéré en violence ces dernières semaines depuis la mort de George Floyd, un Afro-Américain non armé qui était en garde à vue dans le Minnesota.

Le Missouri dispose d’une « Castle Doctrine », une loi qui autorise les gens à utiliser une force mortelle si quelqu’un pénètre chez eux.

Cette loi, officiellement intitulée « usage de la force pour la défense des personnes », stipule également qu’une personne n’a pas « le devoir de se retirer d’une habitation, d’une résidence ou d’un véhicule où elle n’entre pas illégalement ou ne séjourne pas illégalement » ni « d’une propriété privée qui lui appartient ou qu’elle loue ».

Selon une revue du droit de la propriété du Missouri (pdf), les tribunaux ont affirmé que les communautés fermées pouvaient interdire l’entrée aux non-résidents qui ne reçoivent pas d’invitation à entrer.

Rasheen Aldridge Jr, un démocrate qui était avec les activistes, a affirmé que c’est le couple qui a violé la loi, et non les manifestants.

« Alors qui sont les vrais voyous, quand les gens sont descendus dans la rue pour s’attaquer à l’injustice dans notre ville et aux dirigeants locaux », a-t-il écrit sur les médias sociaux. « Ces gens n’étaient pas [sic] sur une propriété, mais ce couple de juristes a décidé de venir et de pointer des armes sur nous ! »

La protestation a été déclenchée par Lydia Krewson, une démocrate, qui a lu les noms et adresses de certains manifestants qui l’ont rencontrée devant l’hôtel de ville de Saint-Louis la semaine dernière. Elle a également lu les suggestions soumises par les manifestants, dont beaucoup demandaient la suspension du financement de la police.

Vendredi dernier, Lydia Krewson a présenté ses excuses en disant : « Je tiens à m’excuser d’avoir identifié les personnes qui m’ont présenté des lettres et des cartes de commentaires à l’hôtel de ville alors que je répondais simplement à une question de routine lors d’une de mes mises à jour plus tôt dans la journée. Bien qu’il s’agisse d’une information publique, je n’ai jamais eu l’intention de causer de la détresse ou de faire du mal à qui que ce soit. Le post a été supprimé et, une fois de plus, je m’en excuse sincèrement. »

Elle a également déclaré qu’elle n’était pas d’accord avec l’idée de défrayer ou de couper les fonds destinés au département de police de Saint-Louis.

L’Union américaine des libertés civiles du Missouri a qualifié ce que Lydia Krewson a fait de « révoltant et malavisé », et les manifestants demandent sa démission.

Le saviez-vous ?

Epoch Times est un média indépendant, différent des autres organisations médiatiques. Nous ne sommes influencés par aucun gouvernement, entreprise ou parti politique. Notre objectif est d’apporter à nos lecteurs des informations factuelles et précises, en étant responsables envers notre lectorat. Nous n’avons d’autre intention que celle d’informer nos lecteurs et de les laisser se faire leur propre opinion, en utilisant comme ligne directrice les principes de vérité et de tradition.

Cet article Un couple de Saint-Louis brandit des armes à feu alors que des manifestants sont entrés dans un quartier fermé est apparu en premier sur Epoch Times.


Go to Source
Author: Zachary Stieber

L’UE autorise les voyageurs d’une quinzaine de pays, les Etats-Unis exclus

Feu vert pour le Canada et trois pays du Maghreb, feu rouge pour les Etats-Unis et la Turquie: l’Europe rouvre ses frontières mercredi aux voyageurs de quinze pays, dont la Chine sous condition.

Cette liste de pays, fondée « en particulier » sur des critères épidémiologiques, a été adoptée mardi à l’issue d’un vote à la majorité qualifiée des pays de l’UE après de difficiles tractations, alors que débute la saison touristique estivale.

Seront admis dans l’UE et l’espace Schengen les voyageurs venant d’Algérie, Australie, Canada, Géorgie, Japon, Monténégro, Maroc, Nouvelle-Zélande, Rwanda, Serbie, Corée du Sud, Thaïlande, Tunisie et Uruguay.

La liste, qui a vocation à être révisée toutes les deux semaines, inclut également la Chine, mais uniquement à condition qu’elle admette sur son sol les visiteurs non essentiels venant de l’UE, ce qui n’est actuellement pas le cas.

Une ouverture ciblée

Sont exclus de cette liste les Etats-Unis, pays le plus touché au monde par la pandémie avec 125.928 décès pour près de 2,6 millions de cas répertoriés, mais aussi le Brésil, la Russie, l’Inde, la Turquie et Israël notamment.

« Nous entrons dans une nouvelle phase avec une ouverture ciblée de nos frontières à partir de demain », a tweeté Charles Michel, le président du Conseil européen, institution représentant les Etats membres, saluant leur « esprit d’étroite coopération ».

Bien qu’ayant quitté l’UE, le Royaume-Uni est considéré comme un pays membre jusqu’à la fin de la période de transition le 31 décembre.

L’interdiction de voyage vers l’UE ne concerne pas non plus les ressortissants et résidents de l’Union et leurs familles. Ni certaines catégories de voyageurs (professionnels de la santé, travailleurs saisonniers, diplomates, voyageurs se déplaçant pour des motifs familiaux impérieux, marins, étudiants…)

Les voyages « non essentiels » vers l’Europe ont été interdits depuis le 17 mars, afin de lutter contre la propagation de la pandémie.

Les pays restent souverains sur le contrôle de leurs frontières

La recommandation adoptée n’est pas contraignante juridiquement, les pays de l’UE étant souverains sur le contrôle de leurs frontières et pouvant décider par exemple de ne les rouvrir qu’à une partie des pays autorisés.

Mais la coordination est jugée essentielle en raison de la liberté de circulation au sein de l’espace Schengen, où les restrictions décidées pour lutter contre la pandémie ont été peu à peu levées.

Fruit d’un compromis entre impératifs sanitaires, souci de faire redémarrer une économie frappée par la crise en favorisant le tourisme et considérations géopolitiques, l’élaboration de la liste a été ardue.

Les Européens étaient partagés

Les Européens étaient partagés sur l’ampleur et le rythme d’une levée des restrictions. Très dépendante du tourisme, la Grèce a commencé dès le 15 juin à rouvrir ses aéroports à plusieurs pays hors UE, dont la Chine, la Nouvelle-Zélande et la Corée du Sud.

Les Européens privilégient les visiteurs venus de pays dont la situation épidémiologique est semblable à celle de l’UE où la pandémie a reflué, voire meilleure. Le taux de nouveaux cas de Covid-19 ne doit pas excéder 16 pour 100.000 habitants (moyenne dans l’UE) sur les 14 derniers jours, sur la base des données du 15 juin.

Autres critères, une tendance à la stabilité ou à la baisse des nouveaux cas, ainsi que les mesures mises en place par le pays tiers pour lutter contre la pandémie, dont la pratique de tests et la fiabilité des données. Mais aussi des « considérations économiques et sociales ».

L’Algérie, bien qu’inscrite sur la liste de l’UE, a annoncé dimanche soir que ses frontières resteraient fermées jusqu’à nouvel ordre en raison d’une recrudescence des cas. Côté Maroc, aucune date n’a été encore été fixée pour la réouverture des frontières.

La situation de la pandémie aux Etats-Unis prive le Vieux Continent d’une manne touristique: la France a accueilli 5 millions de touristes américains en 2019. En Italie, touchée de plein fouet par la pandémie, leur absence cet été se traduira par une perte de 1,8 milliard d’euros, selon le principal syndicat agricole, la Coldiretti.

Alors que l’entrée aux Etats-Unis est interdite aux voyageurs venant de la plupart des pays européens depuis le 13 mars, le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a dit espérer une solution « dans les prochaines semaines » pour la reprise des échanges, estimant qu’il était « important pour les Etats-Unis que les Européens puissent revenir », et réciproquement.

Cet article L’UE autorise les voyageurs d’une quinzaine de pays, les Etats-Unis exclus est apparu en premier sur Epoch Times.


Go to Source
Author: Epoch Times avec AFP

Feu vert de l’Otan à un plan de défense de la Pologne et des Pays baltes

L’Otan a donné mardi son feu vert à un nouveau plan de défense pour la Pologne et les Pays baltes après qu’un compromis a été trouvé avec la Turquie qui y avait mis son veto, ont annoncé des diplomates.

Ankara exigeait en effet depuis des mois de ses partenaires dans l’Alliance atlantique qu’ils lui apportent plus de soutien dans sa lutte contre les miliciens kurdes en Syrie pour permettre l’entrée en vigueur de ce plan – en fait une mise à jour de sa précédente mouture qui remonte à 2010 – sur lequel un accord a été trouvé en décembre.

Son contenu est secret, mais les responsables lituaniens ont à maintes reprises fait savoir qu’ils cherchaient à obtenir un renforcement de la défense antiaérienne et un déploiement plus rapide de forces de l’Otan en cas de crise.

Les tensions avec la Russie

Le tout sur fond de tensions avec la Russie, notamment depuis qu’elle annexé en 2014 la péninsule ukrainienne de Crimée.

« Le problème a été réglé et les plans sont approuvés », a dit à l’AFP Linas Linkevicius, le chef de la diplomatie lituanienne, se félicitant que la Turquie ait « agi de manière constructive ».

Une information confirmée à Bruxelles par une source diplomatique.

Les rebelles kurdes turcs du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qui livre une sanglante guérilla à l’Etat turc depuis 1984, disposent de bases et de camps d’entraînement dans les montagnes du Kurdistan d’Irak.

La Turquie, qui a récemment déployé des forces spéciales dans le nord de l’Irak pour combattre des rebelles kurdes, a déjà mené plusieurs opérations d’envergure contre le PKK ou les milices kurdes affiliées en Irak et en Syrie.

Cet article Feu vert de l’Otan à un plan de défense de la Pologne et des Pays baltes est apparu en premier sur Epoch Times.


Go to Source
Author: Epoch Times avec AFP